Oui, j'y suis revenu. Non pas par excès de nostalgie ou de sentimentalisme, pas vraiment par maniaquerie du dépoussiérage ou par une soudaine impulsion de
Sehnsucht.
Je suis rentré. J'ai quitté à regret la lointaine Asie en n'ayant qu'entrevu ses merveilles et ses richesses. Et déjà je songe à y retourner. J'y ai songé bien avant mon départ, en fin de
compte.
J'ai laissé celui qui respire l'honnêteté et la gentillesse par toutes ses pores, celui pour qui la courtoisie n'est pas qu'un mot abscons, qu'un jour dans une année ou un vague concept ; je l'ai
laissé pour celui qui en surface me ressemble plus, en définitive, mais qui me rebute dès le vernis de la première apparence gratté, celui pour qui franchise est souvent synonyme de gueulante,
complu dans une sorte de suffisance toute ethnocentriste.
Et c'est que je joue son rôle à merveille, tout bien pesé.
Rien à dire, donc.
Sans trop de raison, je reviens à mon écriture, trop souvent délaissée, à mon blog, trop souvent abandonné, comme on retourne voir un vieil ami perdu de vue depuis trop longtemps.
お帰り *okaeri*
Ici c'est de nouveau chez moi.
Irasshai いらっしゃい
Par Polo
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Publié dans : Divers et d'été
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Un baiser sur la joue, puis un deuxième
La caresse de ta peau sur la mienne
Des éclats de ta voix
Et toi, et toi, et toi
D'un souvenir ce qu'il me reste
Un cheveu noir sur ma veste
Une voix, des images fugaces
Et toi qui t'effaces, t'effaces, t'effaces
Par Polo
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Publié dans : Lettres
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Le 31 décembre 2008.
Un train file vers l'ouest. A peine ballotté par la trajectoire presque linéaire de la navette qui fuit dans la nuit, traversant l'espace avec une paisible vivacité.
Changement de piste. A mes oreilles parviennent les notes d'une voix calme, douce, apaisante. Un chant léger qui transporte tout mon être sans lui imposer le moindre mouvement.
Morlaix.
De puissants projecteurs éblouissent les grandes arches du viaduc d'une lumière sèche. Son immense silhouette se détachant sur les ombres de la nuit renvoit des flots pâlis.
Pendant un instant j'étais ailleurs, hors du temps, hors du monde.
J'ai réussi, j'ai encore capté un fragment d'éternité.
Par Polo
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Publié dans : Trêve de rêves
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Où on ne sait pas bien ce qu'on fait, où on le fait quand même, mais où on sait pertinemment qu'on va le regretter.
D'autres qui suivent avec l'amertume dans la gorge, une boule putride qu'on ne peut cracher.
Des pulsions meurtrières, des envies de tuer à main nues pour le premier regard de travers, pour le simple plaisir de saisir un instant la saveur métallique d'une
goutte de sang purifiant une langue qui ne peut se défaire du goût aigre de la défaite.
Dimanche 28 décembre 2008
Certes, avec retard. Mais bon. Désacralisons, ça fait du bien.
Comme j'aime beaucoup ce que font Oldelaf et Monsieur D, je le sentais bien d'agrémenter cette fin d'année avec cette chanson.
Par Polo
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Publié dans : Musique
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Lâcheté comme...