DJ, martyr des soirées...

Publié le par Polo

Salut à tous ! Tout d'abord je voudrais m'excuser auprès de mes plus fidèles lecteurs/lectrices, mais le temps étant ce qu'il est, j'ai plus l'impression qu'il me fuit qu'autre chose.
Je profite donc d'une pause syndicale de tailleur (oui oui je fais de la couture, j'en reparlerais une autre fois...) pour vous donner quelques nouvelles.

La digression d'aujourd'hui portera sur le dur métier/loisir qu'est le deejaying.

Plantons le décor.
Le 29 septembre 2006 se déroulait à l'ENSCR la traditionnelle remise des diplômes, suivie de la soirée RdD traditionnellement oragnisée par le BDE et les I2 consentants.
Après une préchauffe sans histoire, nous débarquâmes sur le lieu des réjouissances, à savoir un grand chapiteau de toile monté sur le parking de l'école. M'étant gracieusement proposé pour m'occuper de la sono quand il n'y aurait personne pour le faire, j'avais pris toute mon après-midi à graver des CD pour ladite soirée. Sur place je sus qu'on n'aurait pas besoin de mes services avant 3h00, ce qui laissait une bonne marge pour profiter du son qui déferlait sur le dancefloor.
Mon sac contenant mes précieuses playlists planqué dans un coin, il ne me restait plus qu'à déchaîner mes pulsions bestiales qui m'ordonnaient de râper/brûler/... le parquet par la seule force de la musique. Première frustration : quelle angoisse d'entendre passer tous les titres que l'on a soigneusement et patiemment sélectionnés et gravés quelques heures auparavant. Le point positif c'est qu'au milieu de tous ces gens, je peux à loisir m'éclater les cordes vocales sur Un jour en France ou me déhancher sur L'aventurier, alors que le même comportement aux platines aurait été beaucoup moins discret, vous en conviendrez.
Les heures qui suivirent furent tout à fait classique dans ce genre de manifestation, et je passerai sous silence les différents évènements de la soirée, pour la simple et bonne raison que je n'en ai que peu de souvenirs (discussions, Connémara, gonflage de matelas, couchage de cousin...)
Quand mon heure approchait, je revins donc au plus près de la fête, c'est à dire carrément dedans, pour m'assurer que je serais fin prêt pour finir la soirée en beauté, ce qui s'annonçait risqué, vu que mes jokers avaient déjà été passés. Deuxième angoisse : mon sac était resté là où il était, mis à part que l'ouverture dans la toile n'était pas aussi béante quelques heures auparavant, et que le pluie avait fait son oeuvre. Il gisait là, dans une grande flaque. La crainte étant la plus forte, je le saisis et m'aperçut que le fond était trempé. Mais fort heureusement mon range-CD n'avait pas été touché. On m'informa que mon tour était proche, je rangeais donc mes affaires près des platines, où le sol était (presque) sec.
Aux alentours de 3h15 je pris le relais, et essayais de refaire connaissance avec le matériel que je n'avais pas touché depuis 6 mois environ. Troisième angoisse : la platine étant posée sur une table, toutes les vibrations du sol, dûes aux multiples sauts des danseurs, se propageaient jusqu'aux appareils et faisaient sauter les CD en pleine lecture. Et là on sent les regards se tourner vers soi, à cause du son qui devient de qualité plus que médiocre, alors qu'on y est pour rien, surtout parce qu'on vient de prendre la place. Dur, donc. Mais le précédent DJ n'étant pas parti bien loin, les choses ont pu être arrangées assez rapidement.
Et donc me voilà parti pour enchaîner les pistes, relancer l'ambiance, qui, à 3h passées, et après une période de musiques peu dansantes, était quelque peu retombée. Après quelques titres histoire de se mettre en jambes, et un accueil assez bon du public sur I like to move it, je décidais de tester une petite playlist élaborée le jour même, à base de musiques des années 90, un peu kitsch mais assez savoureuses. On peut qualifier son impact d'échec cuisant. Quatrième angoisse, et là ça vire au stress. Tous les gens qui viennent voir le DJ (moi en l'occurence) uniquement pour se plaindre de la musique qui n'est pas à leur goût, ou qui veulent absolument que je mette tel ou tel titre, qui au passage n'a rien à voir avec le style que je suis actuellement en train de passer. Là la diplomatie est de mise. Difficile en fin de soirée quand on pense à faire des (vrais) enchaînements et que les doléances du public sont plus ou moins nuancées en fonction de leur taux d'alcool. Ce soir là j'ai compris pourquoi en boîte de nuit les DJ sont dans des cabines inaccessibles au public. Justement pour éviter les casse-bonbons de première qui n'apprécient pas le morceau en train de passer. Bref, heureusement que personne ne lit ce blog, je risquerais de me faire des ennemis.
Ayant compris que le feedback sur mes expérimentations était plus que mauvais, je décidais donc de me rabattre sur ma bonne vieille playlist Rock, là j'étais sûr de conquérir le public. Sunday Bloody Sunday, Highway to Hell, L'homme pressé ont eu tôt fait de redorer mon blason deejayesque. L'ambiance repartait pour encore une ou deux heures, jusqu'à ce qu'on m'intime l'ordre de couper le son pour pouvoir commencer à ranger.
Le gros bon point de cette soirée : sur tous les gens qui viennent gentiment taquiner le DJ, il y a eu une jeune fille plutôt... démonstrative, qui était venue me remercier d'avoir passé SBS, puisqu'elle était fan de U2. Une personne dans la soirée, c'est déjà ça. Denis me fera comprendre que j'avais laissé passé une chance, mais tant pis. La fatigue et l'alcool aidant, je ne me souviens même plus de son prénom. Adieu chère inconnue, on se reverra peut être.

Le plus dur fut le réveil à 7h, après s'être couchés à 5h30, pour renvoyer Ben (qui dormait chez moi) à sa Normandie natale, puis le re-réveil pour la preview de Time Spiral, mais cela est une autre histoire...

Publié dans Time Shifted

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champ 14/10/2006 19:31

bin j'espère bien...^^*

Polo 10/10/2006 21:00

Erf ^^"merci ma puce moi aussi je t'aime :P

champ 10/10/2006 19:59

erf polo....
(évidemment que certaines -beaucoup- de filles rêvent (même si elles ne veulent pas se l'avouer) d'un type "patient et fleur bleue", pour reprendre ton expression, mais ils faut savoir réagir à bon escient lorsque la demoiselle à décidé de "prendre une initiative"...en clair, répondre, et pas se recroqueviller comme une huitre) (et, dans le pire des cas, même si ta réserve est tout à ton honneur, si la demoiselle qui te plaît se montre aussi réservée que toi, ah bin...c'est mal barré!) (tg champ' avec tes principes à la con que toi-même est incapable d'appliquer....) (hum..c'est pas la question...)
et puis erf aussi pour l'histoire de la playlist "années 90", et pour ta volonté absolue de conserver tes enchaînements...fidèle à toi-même (ça me fait penser aux parties de Soul Calibur que je peux disputer avec toi, où tu me reproche à chaque fois de ne pas te laisser le temps de construire et organiser tes attaques...certes je suis un tantinet écrase-bouton, mais tout de même...)^^

Polo 09/10/2006 13:03

Hé oui mais que voulez-vous, je suis du genre patient et fleur bleue. Ce type d'approche ne m'est pas très familière.Enfin bref, peut-être la reverrai-je au rallye...

Milky 09/10/2006 01:08

Ouais, fallait lui échanger le titre qu'elle voulait contre un bisou... lolIdée à la con... :sMoi aussi faut plus que je laisse passer des occaz T.T