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Time Shifted

Samedi 24 octobre 2009 6 24 /10 /Oct /2009 22:07
Ce week-end, vous le savez sans doute, c'est le festival Quai des Bulles à St Malo (et même que ça va être bien). C'est l'occasion de vous laisser mes impressions sur la mouture précédente.

Ouais, je sais, je retarde à mort. Mais je m'étais promis que je ferais un petit compte-rendu, pour mémoire.
Et puis cette année, pas moyen d'y aller. Alors voilà. Et puis faut que j'écrive avant d'oublier (référence involontaire à Mathias Cassel).

Saint-Malo donc, octobre 2008.
Lâchés pour une partie de la journée, on s'est baladés d'expo en expo, on a même eu la fin de la conférence de Juanjo Guarnido (le dessinateur génial de Blacksad). Toujours dans le Palais du Grand Large, on a assisté à une séance de picto pas patato en live par Gally et Obion. Ceux qui découvraient les jeux de mots tarabiscotés gagnaient la feuille originale de paperboard qui avait servi au dessin.
Oui mais voilà, moi qui suis un fidèle des deux blogs, je n'ai pas tenté de donner la réponse quand je l'avais (bon, en gros à chaque fois), parce que c'est vrai quoi, c'pââââ juste pour les autres. Ouais, et je suis un gros timide aussi, chut ta gueule.
C'est con, tant pis pour les originaux.

A ce moment, on trouvait que c'était cool les expos, tout ça, mais ça manquait un peu d'auteurs en fait.
Ah oui, mais nous n'étions pas au courant que les auteurs dédicaçaient ailleurs.
Donc, on se pointe dans la grande halle, avec tous les stands des plus gros aux plus petits éditeurs... et là je me prends bien dans la gueule mon inculture crasse de l'univers BD. Pas foutu de connaître la moitié des auteurs qui dédicacent, même si certains noms sont familiers.
Je vous passe la queue monstrueuse pour choper la dédicace de Boulet... non, en fait on a un peu (pas mal) squatté le stand de Warum/Vraoum ! et papoté avec Monsieur le Chien et Wandrille (enfin... c'est surtout Wandrille qui papotait). Je suis reparti avec un exemplaire de Homme qui pleure et Valkyries dédicacé par MLC et In love with Mauricette par Wandrille. Shino-kun est quant à elle repartie avec le livre de Benoît Preteseille sur Dada, Dadabuk (attention, si vous laissez deux fans de Dada discuter, il y a de fortes chances qu'ils en viennent à parler Dada).
Pis c'est con on a loupé Pénélope, ce jour-là précisemment, elle dédicaçait à Rennes alors que nous n'y étions pas.

A part ça, on a traversé en évitant les gens plus qu'on a réellement avancé. J'ai pu admirer au passage la belle Mara et sa rose noire qui dédicaçait également.
J'en oublie, sûrement. Pukhet, si tu te sens de rajouter des détails...

Et après coup, j'ai appris que Mike était aussi de la partie, et qu'on l'avait loupé. Et c'est con... Pourtant, un petit mec avec un casque et une parabole géante ça se voit de loin, non ?

Par Polo - Publié dans : Time Shifted
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Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /Juin /2008 20:50
Il y avait bien longtemps que je n'avais plus pensé à Mademoiselle A.

Des souvenirs de lycée, puis quelques autres plus récents.

Mademoiselle A. est une amie, une fille superbe. Un visage doux, qui ne sait que sourire. Des longs cheveux qui lui donnent une aura de majesté. Une beauté toute maternelle.

Je m'associe à ce penseur du XXè siècle [vous chercherez] qui disait très justement :
"La plus belle beauté n'est-elle pas celle d'une amie ?"

Et cette amie m'a fait un jour le plus beau des cadeaux. Elle ne s'en doute même pas.

Un jour elle m'a pris dans ses bras, ça faisait longtemps qu'on ne s'était vus.
Un sentiment de bien-être incroyable, une sensation de plénitude exquise, absolue.
Etait-ce l'effet de la boisson ? Possible, mais pas seulement.
Pour un instant, pour un instant seulement, je me suis senti bien, excessivement paisible.

Une communion au-delà des mots, au-delà même de la matière.
Quelque chose de presque onirique, de tellement léger, indescriptible.


Un instant d'éternité, et un souvenir immortel.


Depuis ce jour, je sais qu'il n'est rien de plus agréable que de prendre une amie dans ses bras. Et je ne m'en prive pas.
Par Polo - Publié dans : Time Shifted
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Mercredi 28 mai 2008 3 28 /05 /Mai /2008 22:08
Quand j'entends Jeune et con de Saez, je repense à Christophe, à Abella, à leur groupe qui m'ont fait apprécier cette chanson, bien avant les soirées Ô-Bural.
Quand j'entends Temps à nouveau de Jean-Louis Aubert, je les revois sur scène le 28 juin 2003, enchaîner sur The Ballad de Millencolin, puis Keupon toujours des Sales Majestés.

Quand j'entends La Ruda Salska, je revois le réduit à l'arrière de la Cafèt, Joël et Stéphanie que ça faisait tripper, Denis qui me l'a fait vraiment découvrir deux ans plus tard, David qui en apprenait les textes par coeur, cette soirée taupe où le DJ a passé Les frères Volfoni en guise de chauffe, les soirées passées à écouter 24 images par seconde sur ma mini-chaîne à l'internat. La Joie, L'art de la joie pour faire aller quand ça va pas. L'art de la joie pour sécher des larmes entre Bordeaux et Nantes. L'art de la joie pour garder la patate pendant les grèves de transport. La joie de vous garder dans un coin de mon coeur.

Quand je vois un personnage de Final Fantasy, je repense à tous ceux qui leur ont consacré des dizaines d'heures de leurs vies, à tous ces internes que je ne pouvais pas comprendre : Poussin, Denis, Val, ....

Quand je réécoute Marcel et son Orchestre, je sens à nouveau le papier sous les doigts, la plume qui court en laissant une traînée de salive noire. Je sens le courage qu'on se donnait pour inaugurer les douches tôt le matin, en reprenant le refrain de Brrrrr qui dit qu'au début elle est froide, mais qu'après elle est bonne.
Marcel c'est aussi Joël, David... et une mémorable partie de Wagic chez des amis de Denis.

Quand j'entends I want out repris par Sonata Arctica, je revois Marianne, repasser comme à son habitude la même chanson en boucle dans ses oreilles. Sahara de Nightwish a subi le même sort, comme beaucoup d'autres.

Quand j'enteds Mother Earth de Within Temptation, je me rappelle cette fois où je l'ai interprétée avec ma mère, de façon presque improvisée.

Quand j'entends la musique de Therion, je ne peux que me rappeler cette soirée magique, Déborah, Camille, Maureen, Arnaud, Hélène, Alexis, Stéphane. Le chanteur aux bottes poilues et aux cheveux bleus, la chanteuse à cornes et les idoles païennes. Je revois Arnaud, revenir nous chercher pendant la pause "Hé c'est Introduction to Mega Therion ! Revenez vite !", et puis le même, en transe quelques instants après.

Quand j'entends Eva de Nightwish, je repense à Marie, à la Finlande, à Claudia et Mari.

Quand j'écoute The Heart of Everything de Within Temptation, je me revois sur les docks de Vaasa, rentrer à mon hôtel, je me revois sous la scène, ne perdant pas une miette du concert, je revois Alek et les zigs qui s'agitaient plus que de raison. Je me revois dans la chambre, essayer de mémoriser tant bien que mal les morceaux pour le soir même. Je revois la dernière apparition de Mari.

Quand je joue à Mario Kart, je repense toujours à tous ceux avec qui j'ai partagé des parties : les après-midi endiablées avec Denis, Poussin, Val, Dav, Julien. Les réunions de taupins avec Romain et Florent en plus. Et les autres bien sûr, Nathalie, Marianne, ma mère aussi, et Auriane plus récemment.

Quand j'écoute Oomph! j'ai toujours une pensée pour Black-Cafard.

Quand j'écoute System of a Down, je revois Sophie, qui m'avait gentiment prêté le CD pour que je découvre, je revois Christophe, parcouru d'une transe incroyable sur Chop Suey!, je me revois la partager avec lui jusqu'à l'épuisement total. Je revois les fois suivantes, la même transe, des gens différents. Des chimistes. Christophe, Florian, Elodie, Dany, et trop pour pouvoir les citer tous. Des taupins, et notamment Dav qui mettait toujours ses enceintes à fond.

En réentendant L'apologie de Matmatah je les revois encore, les chimistes.
Avec Lambé An Dro c'est les taupes que je revois, hurlant "Viens donc faire un tour à Pothier !"
Avec Dernière journée en mer, je me retrouve dans un bar à Villedômer, à écouter Abella chanter.

Wonderwall d'Oasis est pour moi un hymne aux taupes qui se font crucifier à la craie rouge sans avoir rien demandé.

Quand je revois Evangelion, je me rappelle toujours d'Alex qui essayait de me faire comprendre le nom de la série, et de Poussin m'expliquant les symboliques de The End, de l'union de l'Eva01 à Lilith, me demandant si je savais si Maïa était avec Makoto ou l'autre, le chevelu.

Avec Sonata Arctica, je repense à Nathalie, merci pour ça. Sur Shy, sur Wolf and Raven, sur The Cage et Replica. Avec Paid in Full je suis de retour à Vaasa, Caleb me renvoie à Jyväskylä, For the Sake of Revenge quelque part entre les deux.

En écoutant les Wriggles, c'est Fabien qui me revient en mémoire, juste parce qu'il trippait sur Poupine et Thierry. Il s'éclatait aussi sur Vincent Delerm. Et bien sûr, les Wriggles c'est aussi Dav, parce qu'il le vaut bien, Mika (le sup4) qui avait un poster sur son mur. Et Val, qui me citait des passages de Juste avant que je pour me remonter le moral. Les Wriggles et Volo, deux passerelles qui mènent aussi à Auriane.

Quand je me refais un Starcraft, j'ai toujours l'impression que Poussin me sortira une Shuttle de nulle part et me pilonnera le seul point faible que je n'avais pas vu. Parce qu'il est comme ça, il a besoin de personne pour te poutrer.

A chaque fois que j'entends Destination Calabria d'Alex Gaudino, je repense à Alice et Flavia, à la super soirée à Vaasa avec les Erasmus le soir de l'Eurovision, à assister à la performance des Fatals Picards.

Quand j'entends The Bird and the Bee, je repense à Auriane, c'est inévitable.

Quand j'entends un morceau de Faun ou de Schandmaul, je revois Déborah chanter, sur le chemin qui mène au Troll.

En écoutant Fear of the Dark d'Iron Maiden je sens à nouveau l'atmosphère de la cage d'escalier à Myllyjärvi, les étages 2 et 3 plongés dans une pénombre insondable.

Quand je regarde un Cowboy Bebop, un Noir, je me revois jouer à Magic en 404, contre le GW stompy de cette brutasse de Val. Mais quand je vois Vash the Stampede brandir un "Love and Peaaaaace !" c'est tout de suite Dav qui revient.

Quand j'entends la musique de Space Channel Five je me rappelle cette soirée chez Denis, pendant laquelle on a fini le jeu mais pas beaucoup dormi, entraînés par Purge et Space Michael.

Quand je réécoute Everytime we touch de Cascada ou L'acide de Rose, je repense à Marie.

En réécoutant Rammstein, c'est Pauline que je revois, puis Julien et Dav, qui ne savait pas écouter Moskau ni Amerika sans pousser le son à fond. Ca a fini par sentir le cassis cette histoire je crois.




Il y a trop de choses. Et comme dit Monsieur Voulzy "Dans ma tête y'a des trous je m'souviens plus des couplets" mais surtout "On a tous dans le coeur..."


C'était une partie de mes madeleines. Merci Marcel. Fuck Sainte-Beuve (private joke inside).
Et si les madeleines sont indigestes, rappelez-vous qu'elles n'ont pas un goût d'amande.



L'autre jour je pensais à tout ça, à mes madeleines.
Et moi, quand est-ce qu'on pense à moi ? C'est quoi le truc qui fait qu'on m'y associe ?
Est-ce qu'on se rappelle de moi en jouant à Zelda ? En écoutant Iron Maiden ? En regardant un Star Wars ? ou alors...

Vous me direz hein ?
Par Polo - Publié dans : Time Shifted
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Jeudi 17 janvier 2008 4 17 /01 /Jan /2008 09:50
ou : Comment un prof de Génie des Procédés est capable de dévier en moins de deux minutes du calcul d'un nombre de Schmidt à la Tecktonik. Accrochez-vous c'est du high level. [bien entendu je ne cite personne, ça se fait pas]


Hier, cours de Réacteurs Catalytiques, on fait un exo. Applications numériques dans lesquelles on doit déterminer la valeur de divers nombres sans dimension pour caractériser un système : Reynolds, Prandtl, Schmidt, Nusselt, Sherwood... Rassurez-vous c'est pas ma dope non plus.

[monologue reconstitué, les interventions des élèves se déduisent...]

"Alors vous trouvez quoi pour le nombre de Schimdt ? 666 ? *se marre*
Vous savez que c'est le nombre du diable dans la Bible ? *un court instant de réflexion* Vous n'avez pas de gothiques dans la promo ? [notez le lien]
*moment d'intense réflexion*
J'ai découvert un truc récemment, je savais pas que ça existait, c'est la Tecktonik, vous connaissez ?
J'ai vu ça en passant sur une place à Rennes, il y avait un jeune qui gesticulait de manière inconsidérée, et plein de gens autour qui le regardaient. Je me suis approché pour voir, et il y en avait plein d'autres qui gesticulaient de la même manière désordonnée.
J'en ai discuté lundi avec des gens du labo, j'ai appris plein de trucs. Apparemment ils ont un code vestimentaire très précis, des jeans spéciaux qu'on appelle "slim", c'est ça ? Et puis des chaussures particulières. Oui, des Vans, c'est ça, mais à carreaux, sinon ça ne marche pas !"


C'était un grand moment. Un très grand moment.
Un prof de GC qui parle de Tecktonik, c'est presque aussi drôle que la chimie orga expliquée par un biologiste [ah ! rationalisation mécanistique, quand tu nous tiens !]
Par Polo - Publié dans : Time Shifted
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Samedi 3 mars 2007 6 03 /03 /Mars /2007 21:14
27 janvier 2007. Rennes.

J'étais parti par le métro direction la gare pour aller chercher ma mère qui arrivait. Et merde je suis à la bourre. Après un échange de textos, j'appris que le train avait lui aussi du retard. J'arrive donc en gare de Rennes dix minutes en avance au final. Soudain j'eus l'idée d'aller me trouver un Lotus Noir (magazine spécialisé cartes à jouer, Magic en particulier) pour voir Denis dans le classement top50 Ouest. Direction le point presse donc.
Alors que je longeais la courbe du mur pour arriver au Relais H, je parcourais du regard la salle, où moult personnes attendaient. Et je la reconnus. Au premier coup d'oeil. Oh non pas elle. Je continue mon chemin, puis après avoir trouvé mon LN et un Charlie, tandis que je sortais du bureau de presse, je tentai un coup d'oeil dans sa direction, voulant être sûr de ce que j'avais vu, ne croyant pas au fait de la voir ici. Fausse alerte. En la regardant mieux, la fille en question devait avoir quelques années de moins, et les mecs l'accompagnant n'avaient pas l'air très vieux non plus. moyenne d'âge estimée : 14-15 ans. Pourtant à première vue, il pouvait y avoir confusion : le visage juvénile, l'oeil malicieux et le même sourire désarmant.

Oh oui, me direz-vous, c'est tout à fait banal comme situation, de prendre quelqu'un pour un autre. C'est pas ça qui me chagrine en fait. C'est plutôt de voir comme on ne se débarrasse jamais des spectres de son passé, quoi qu'il arrive.Et de constater que bien qu'admirée par beaucoup, ma (trop) bonne mémoire est parfois un fardeau dont je m'allègerais bien, sanctuaire improbable de tous les mauvais souvenirs, les fautes passées, qui reviennent inexorablement me hanter, et qui continueront probablement jusqu'à ma mort ou jusqu'à ce que je perde mes facultés mentales.
C'est effrayant.



____________

Sinon aujourd'hui j'ai découvert avec plaisir Calvin et Hobbes (que mon prof de Formulation cite parfois dans son cours). J'adore, c'est simple, beau, poétique, et très touchant. Et c'est ici. Ca me rappelle un peu Peanuts et Mafalda.

Ah et puis y'a mon champi qui a fait un nouvel article sur son bloug. Merci soeurette <3

Et je vais pas terminer sans vous laisser un petit bout de musique. J'ai pas trouvé la chanson Soul into Hades que je trouve très belle, donc une autre du même groupe.

  

Et sinon pendant que je vous tiens, ça vous dit que je publie ce que j'écris ici ? Pour les personnes qui n'aiment pas les blogs ayant trop de texte, ça risque de pas plaire, certes. Mais vous, là, qui me lisez, vous en pensez quoi ?
Par Polo - Publié dans : Time Shifted
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Lundi 11 décembre 2006 1 11 /12 /Déc /2006 07:25
*Article rétro-posté*





Dur le réveil après une nuit passée à courir après un sommeil qui ne vient pas
Ce matin les larmes sont sèches désormais
Les yeux rougis ont retrouvé leur blanc naturel
Les paupières gonflées ont regagné un aspect normal
Je ne suis pas guéri pour autant
Mon reflet dans le miroir m'est toujours aussi peu agréable
Je ne sais plus comment c'est arrivé
Une image que je n'aurais pas du voir
Des souvenirs remués
Un cri de douleur sans personne pour l'entendre
Et un flot qui ne s'arrêta guère que pour laisser place au sommeil
Une seule évidence
J'ai fait une rechute et là plus rien pour servir de soupape à la mélancolie
Les solutions apparaissent d'elles-mêmes
Mais semblent plus douloureuses
Que les problèmes eux-mêmes
Vide
Je me sens vide
Coupable aussi
Autant qu'un innocent qui a les mains recouvertes de sang
Coupable de cette rage
Ce maelström improbable de sentiments divergents en moi
Un état d'esprit indéfini dirigé vers l'humanité entière



Ca ira mieux demain...
Par Polo - Publié dans : Time Shifted
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Dimanche 3 décembre 2006 7 03 /12 /Déc /2006 23:58
Aujourd'hui j'inaugure une nouvelle catégorie, "Time Shifted", dans laquelle seront reclassés certains anciens articles, et dont le thème sera des "instants de vie" ( j'ai pas trouvé mieux).

Vendredi 3 Novembre 2006.
Je venais de passer une petite semaine avec ma famille, et prenais le chemin du retour vers Rennes où m'attendait le soir-même une partie de jeu de rôles à la Lune Rousse. Trajet classique : Amboise - Saint-Pierre-des-Corps - Nantes - Rennes. A chaque fois que je passe par la gare d'Amboise, je m'attends à apercevoir un visage connu, non vu depuis longtemps. Et puis cette fois-là, comme d'habitude, rien. Montée dans le train sans histoire.
C'est quand on ne s'y attend pas que ça tombe. Descente à St Pierre pour la correspondance. Je me dirigeais vers le passage souterrain, quand je marquai un temps d'arrêt à la vue d'une silhouette familière, tout de noir vêtue. Et cette fois, ma mémoire ne me fit pas défaut. Je vis s'approcher, probablement descendue du même train que moi, une jeune femme brune au visage fin et aux longs cheveux ondulés. Pas d'erreur, c'était forcément elle. Une copine qui était dans ma classe en Terminale. Certes en quatre ans on avait eu le temps de changer, mais je la reconnus sans problème, et elle aussi n'avait pas l'air d'avoir de difficulté à voir qui j'étais ( je rappelle à ceux qui m'ont connu depuis que je n'ai commencé à porter la barbe qu'après mon bac, et donc il est plus difficile de me reconnaître quand on ne m'a connu que sans, vu que ça me change pas mal la tête).
Après les salutations d'usage, nous échangeâmes quelques mots tout en nous dirigeant vers le grand hall de la gare. Elle poursuivait ses études de médecine en troisième année, ce qui, quand on recompte bien, fait quatre ans pour trois années de médecine, et donc, comme je dis quelque fois, fait d'elle une fille brillante sans être énervante ^^. Je l'informai en retour de mon parcours post-bac : prépa, école d'ingénieur (ça vous connaissez).
A peine deux minutes plus tard, arrivés dans le hall, elle retourna à son destin, et moi au mien. Je l'ai regardée s'en aller, comme on voit s'évanouir un souvenir que l'on n'a pas évoqué depuis longtemps, avant de reporter mon intérêt sur le tableau d'affichage pour ne pas manquer ma correspondance.

Il est des visages dont on ne se souvient pas le nom, il est des noms auxquels notre mémoire n'associe plus de visage. Depuis cet évènement, il est beaucoup de visages et de noms à qui il manque autre chose dans ma mémoire : que sont-ils devenus ?
Là le mystère reste entier pour beaucoup d'entre eux.
Par Polo - Publié dans : Time Shifted
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Lundi 20 novembre 2006 1 20 /11 /Nov /2006 18:11
Vendredi dernier il m'est arrivé un truc terrible : j'ai découvert que je n'étais pas seul chez moi. J'ai bien cherché partout : pas de trace de vie en dehors de la mienne : aucun objet déplacé contre ma volonté... et pourtant.

Habituellement, je passe des soirées entières à écouter de la musique, mon PC servant de chaîne stéréo multi-pistes. Et il m'arrive de temps en temps de mettre mon lecteur en pause pour apprécier le son d'une vidéo trouvée sur Internet ou d'un AMV traînant dans les sombres recoins de mon disque dur. Et il arrive aussi que j'oublie de remettre en route Winamp, ce qui me prive du flot de sons auxquels je suis habitué.
Et ce soir-là, j'ai oublié. Alors que j'étais en pleine (double) conversation émécénique avec Poussin d'une part et Syria d'autre part, il m'apparut clair qu'un phénomène inexpliqué se produisait. Un faible souffle, régulier, en flux et reflux, comme une lente respiration en fait. Je me suis donc empressé de faire part de mes impressions à mes compagnons de messagerie, et devant leur incompréhension pareille à la mienne, je dus me faire à l'idée que mon PC était habité par quelque présence, peut être même possédé. En y réfléchissant mieux, je me rappelais alors que j'avais quelques jours auparavant retiré de mes fichiers musicaux tous les morceaux de Marilyn Manson. C'est sûrement ça : loin d'être possédé, mon cher ordinateur se retrouvant dépossédé d'une partie de sa nature sombre, me faisait une crise de manque. L'exorcisme n'a pas que du bon il faut croire. Demain je récupère des CD de Black Sabbath et Slayer, ça devrait le calmer.
Voilà pour ce qui est de mon nouveau compagnon. Loin de me laisser envahir par la geekitude et considérer que mon PC est une extension de moi-même, je suis un des rares à loger un poltergeist dans mon boîter de métal. S'il se manifeste plus, je vous tiens au courant, promis. ^^

Et sinon le bon moyen de ne pas y penser c'est bien de remettre le son...
(si vous voulez tout savoir en ce moment je reste bloqué sur Sonata Arctica / Within Temptation / Leaves' Eyes / Dragonforce mais je me soigne... ce week end j'ai récupéré les disques de Lacuna Coil ^^)



PS : une p'tite minute pour la planète ? http://www.pacte-ecologique-2007.org
Par Polo - Publié dans : Time Shifted
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Dimanche 8 octobre 2006 7 08 /10 /Oct /2006 18:41
Salut à tous ! Tout d'abord je voudrais m'excuser auprès de mes plus fidèles lecteurs/lectrices, mais le temps étant ce qu'il est, j'ai plus l'impression qu'il me fuit qu'autre chose.
Je profite donc d'une pause syndicale de tailleur (oui oui je fais de la couture, j'en reparlerais une autre fois...) pour vous donner quelques nouvelles.

La digression d'aujourd'hui portera sur le dur métier/loisir qu'est le deejaying.

Plantons le décor.
Le 29 septembre 2006 se déroulait à l'ENSCR la traditionnelle remise des diplômes, suivie de la soirée RdD traditionnellement oragnisée par le BDE et les I2 consentants.
Après une préchauffe sans histoire, nous débarquâmes sur le lieu des réjouissances, à savoir un grand chapiteau de toile monté sur le parking de l'école. M'étant gracieusement proposé pour m'occuper de la sono quand il n'y aurait personne pour le faire, j'avais pris toute mon après-midi à graver des CD pour ladite soirée. Sur place je sus qu'on n'aurait pas besoin de mes services avant 3h00, ce qui laissait une bonne marge pour profiter du son qui déferlait sur le dancefloor.
Mon sac contenant mes précieuses playlists planqué dans un coin, il ne me restait plus qu'à déchaîner mes pulsions bestiales qui m'ordonnaient de râper/brûler/... le parquet par la seule force de la musique. Première frustration : quelle angoisse d'entendre passer tous les titres que l'on a soigneusement et patiemment sélectionnés et gravés quelques heures auparavant. Le point positif c'est qu'au milieu de tous ces gens, je peux à loisir m'éclater les cordes vocales sur Un jour en France ou me déhancher sur L'aventurier, alors que le même comportement aux platines aurait été beaucoup moins discret, vous en conviendrez.
Les heures qui suivirent furent tout à fait classique dans ce genre de manifestation, et je passerai sous silence les différents évènements de la soirée, pour la simple et bonne raison que je n'en ai que peu de souvenirs (discussions, Connémara, gonflage de matelas, couchage de cousin...)
Quand mon heure approchait, je revins donc au plus près de la fête, c'est à dire carrément dedans, pour m'assurer que je serais fin prêt pour finir la soirée en beauté, ce qui s'annonçait risqué, vu que mes jokers avaient déjà été passés. Deuxième angoisse : mon sac était resté là où il était, mis à part que l'ouverture dans la toile n'était pas aussi béante quelques heures auparavant, et que le pluie avait fait son oeuvre. Il gisait là, dans une grande flaque. La crainte étant la plus forte, je le saisis et m'aperçut que le fond était trempé. Mais fort heureusement mon range-CD n'avait pas été touché. On m'informa que mon tour était proche, je rangeais donc mes affaires près des platines, où le sol était (presque) sec.
Aux alentours de 3h15 je pris le relais, et essayais de refaire connaissance avec le matériel que je n'avais pas touché depuis 6 mois environ. Troisième angoisse : la platine étant posée sur une table, toutes les vibrations du sol, dûes aux multiples sauts des danseurs, se propageaient jusqu'aux appareils et faisaient sauter les CD en pleine lecture. Et là on sent les regards se tourner vers soi, à cause du son qui devient de qualité plus que médiocre, alors qu'on y est pour rien, surtout parce qu'on vient de prendre la place. Dur, donc. Mais le précédent DJ n'étant pas parti bien loin, les choses ont pu être arrangées assez rapidement.
Et donc me voilà parti pour enchaîner les pistes, relancer l'ambiance, qui, à 3h passées, et après une période de musiques peu dansantes, était quelque peu retombée. Après quelques titres histoire de se mettre en jambes, et un accueil assez bon du public sur I like to move it, je décidais de tester une petite playlist élaborée le jour même, à base de musiques des années 90, un peu kitsch mais assez savoureuses. On peut qualifier son impact d'échec cuisant. Quatrième angoisse, et là ça vire au stress. Tous les gens qui viennent voir le DJ (moi en l'occurence) uniquement pour se plaindre de la musique qui n'est pas à leur goût, ou qui veulent absolument que je mette tel ou tel titre, qui au passage n'a rien à voir avec le style que je suis actuellement en train de passer. Là la diplomatie est de mise. Difficile en fin de soirée quand on pense à faire des (vrais) enchaînements et que les doléances du public sont plus ou moins nuancées en fonction de leur taux d'alcool. Ce soir là j'ai compris pourquoi en boîte de nuit les DJ sont dans des cabines inaccessibles au public. Justement pour éviter les casse-bonbons de première qui n'apprécient pas le morceau en train de passer. Bref, heureusement que personne ne lit ce blog, je risquerais de me faire des ennemis.
Ayant compris que le feedback sur mes expérimentations était plus que mauvais, je décidais donc de me rabattre sur ma bonne vieille playlist Rock, là j'étais sûr de conquérir le public. Sunday Bloody Sunday, Highway to Hell, L'homme pressé ont eu tôt fait de redorer mon blason deejayesque. L'ambiance repartait pour encore une ou deux heures, jusqu'à ce qu'on m'intime l'ordre de couper le son pour pouvoir commencer à ranger.
Le gros bon point de cette soirée : sur tous les gens qui viennent gentiment taquiner le DJ, il y a eu une jeune fille plutôt... démonstrative, qui était venue me remercier d'avoir passé SBS, puisqu'elle était fan de U2. Une personne dans la soirée, c'est déjà ça. Denis me fera comprendre que j'avais laissé passé une chance, mais tant pis. La fatigue et l'alcool aidant, je ne me souviens même plus de son prénom. Adieu chère inconnue, on se reverra peut être.

Le plus dur fut le réveil à 7h, après s'être couchés à 5h30, pour renvoyer Ben (qui dormait chez moi) à sa Normandie natale, puis le re-réveil pour la preview de Time Spiral, mais cela est une autre histoire...
Par Polo - Publié dans : Time Shifted
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Vendredi 22 septembre 2006 5 22 /09 /Sep /2006 18:32
Une fois n'est pas coutume... ce proverbe n'a jamais eu autant de sens que depuis mercredi soir.
Je m'explique.
Vu que vous suivez assidûment mon blog et les histoires sans importance que je peux y déverser, vous savez sans doute que mercredi soir c'est sport-time. Et comme le gymnase est à l'autre bout de Rennes, on fait du covoiturage, ça je l'ai déjà dit.
Donc hier soir, je me retrouve dans la voiture de Guillaume a.k.a. Grogendi (I1) avec Tof', GRO et Bitao (I2). Comme on passait devant son appart', GRO demanda au chauffeur un petit arrêt histoire de prendre un CD pour la route. Parce que Fun Radio, ça va bien cinq minutes.
Après quelques minutes, revoilà mon ancien binôme avec son CD de musique "Pump it up" qu'il s'empresse de mettre dans l'autoradio. Et c'est parti.
Le son poussé à fond, les basses qui résonnent, les têtes qui bougent, en un instant nous voilà transfigurés et prêts à marquer les boulevards de Rennes de notre passage tonitruant. Jacky Power quoi.
En réalité l'expérience vaut vraiment le coup d'être vécue. Au moins une fois. Juste pour voir la tête dubitative des gens qui se retournent sur votre passage, et vous contemplent d'un oeil mauvais. Bien sûr à ne pas faire dans un quartier où on est connu, cela va de soi.
Au retour, même refrain. Les têtes synchronisées, les corps qui se trémoussent, les mains dehors qui battent en mesure... Et les "Heeee" façon Michael Jackson pour accompagner "Beat it". La course-poursuite avec les autres voitures, les arrêts au feu rouge avec descente de GRO et tentative d'ouverture de coffre de la voiture à côté de la nôtre.
Au final on avait presque plus de crampes aux zygomatiques qu'aux autres muscles (oui on venait de faire deux heures de sport je vous rappelle).

Je ne sais pas si on recommencera, mais au moins c'était très fun.
Par Polo - Publié dans : Time Shifted
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