Edgar Poe - Histoires Extraordinaires

Publié le par Polo

Alors voilà, c'est fait. J'ai enfin lu les Histoires Extraordinaires d'Edgar Poe.
Certes la traduction de Baudelaire ajoute du charme à l'oeuvre [on s'étonne que Poe n'ait connu que peu de succès en Europe, Dostoïevski excepté, en-dehors de la France... cherchez pas].
Malgré cela j'ai été passablement décu. Venant d'un tel auteur, d'une telle référence, d'une telle pointure de la littérature américaine du XIXè j'attendais mieux. Alors oui, je suppose que ces nouvelles avaient plus de poids et plus de valeur à son époque [rappel : ca fait plus de 150 ans qu'il est mort], mais certaines saillies de l'auteur ne peuvent pas me laisser sans réaction.
Je vais donc commenter point par point, enfin nouvelle par nouvelle.


Les Histoires Extraordinaires contiennent :

  • Double assassinat dans la rue Morgue
  • La lettre volée
  • Le scarabée d'or
  • Le canard au ballon
  • Aventure sans pareille d'un certain Hans Pfaall
  • Manuscrit trouvé dans une bouteille
  • Une descente dans le Maelstrom
  • La vérité sur le cas de M.Valdemar
  • Révélation magnétique
  • Les souvenirs de M.A.Bedloe
  • Morella
  • Ligeia
  • Metzengerstein
Déjà une faute que l'on peut imputer au traducteur, c'est l'ordre des nouvelles dans le recueil. Parce que les thèmes abordés sur des nouvelles consécutives sont sensiblement les mêmes, et les histoires se ressemblent. Aussi Morella est une "oeuvre préparatoire" au texte Ligeia, qui aborde des thématiques semblables. De même on peut regrouper Double assassinat dans la rue Morgue et La lettre volée car ces deux nouvelles reprennent les mêmes personnages [mais pas la même histoire, certes], Le canard au ballon et Aventure sans pareille d'un certain Hans Pfaall on pour thème le voyage en ballon [Private Joke : "This is an aircraft !"], Manuscrit trouvé dans une bouteille et Une descente dans le Maelstrom sont des histoires de navigation maritime, La vérité sur le cas de M.Valdemar, Révélation magnétique et Les souvenirs de M.A.Bedloe traitent d'expériences de magnétisme [même si Les souvenirs diffère des deux autres]. Les seuls récits réellement indépendants sont donc Le scarabée d'or et Metzengerstein.

Certaines choses, qui relèvent peut-être du détail mais qui ont leur importance pour moi, et que là on ne peut imputer qu'à Poe, sont assez gênantes pour la lecture, voire déstabilisantes.
Tout d'abord, le fait d'utiliser fréquemment des noms incomplets ou des dates incomplètes est quelque chose que je trouve frustrant. Ca gène passablement l'immersion dans l'histoire. Ca veut donner une espèce d'intemporalité mais en réalité écarte le lecteur du texte.
Ensuite, j'ai remarqué que Poe avait parfois le plus grand mal à conclure un texte. En règle générale la fin tombe comme une lame de guillotine sur l'intérêt du lecteur. Excessivement frustrant. J'ai même parfois eu l'impression que les textes étaient inachevés.
Enfin, un trait caractéristique de Poe c'est qu'il est fasciné par la science. Certes, mais il en a une maîtrise bien incomplète pour l'usage qu'il en fait. Alors peut-être ses abominations hérétiques passent bien pour un lecteur qui n'y connait rien de plus. Mais pour un scientifique, je vous jure que c'est dur. Surtout lu aujoud'hui. Mais j'y reviendrai plus tard.

J'avoue que ma curiosité pour l'oeuvre de Poe fut encouragée par dans un premier temps la lecture de Chroniques martiennes de Ray Bradbury [et en particulier de la nouvelle Usher II], et dans un deuxième temps par l'écoute de l'album Killers de Iron Maiden où la chanson Murders in the Rue Morgue est plus qu'inspirée de la nouvelle éponyme de Poe.

Maintenant prenons ces textes au cas par cas.

***Attention ce qui suit est un spoiler***

Double assassinat dans la rue Morgue
Le récit en lui-même est plutôt bien amené, on se laisse prendre. L'utilisation de la première personne y joue.
Par contre, la nouvelle commence par une critique ouverte (et là j'ai la conviction que ce n'est plus le narrateur qui parle mais Poe lui-même) de l'esprit analytique pur comparé à un autre système de réflexion plus instinctif. Et cette introduction prend le lecteur à témoin, prétendant que l'histoire qui suit est un exemple conjecturant ces dires. Mais je vous le dis très honnêtement : ON S'EN COGNE ! Ce texte est fastidieux, hors-sujet (ou du moins hors-récit) et absolument inutile !
Le reste de l'histoire se tient plutôt bien, malgré l'agacement que provoque un des personnages centraux avec ses airs supérieurs (ah oui j'ai oublié, Poe est un sale élitiste de merde [c'est dit] et ca se sent dans ses écrits).
Seulement, là  aussi j'ai un grand regret. En tant qu'amateur de polars, j'aime bien essayer de deviner tel ou tel truc concernant l'affaire. Sauf qu'ici, le lecteur n'a même pas la moitié des élements en main pour arriver aux conclusions de l'enquête. Très frustrant. Poe nous prive de notre matière à réfléchir pour nous prouver la supériorité de sa thèse et c'est proprement écoeurant. Dans un polar classique on vous donne tout, mais c'est le lien entre les lindices qui manque jusqu'au bout de l'histoire. Mais là, je veux bien accorder ca à Poe, cette nouvelle fut précurseur en la matière, donc je ne dirai rien. Par contre, le fait que Poe donne raison aux conclusions plus que hasardeuses de son personnage me scie. Quelle histoire absolument absurde ! Même Ionesco n'aurait pas écrit un truc pareil ! Non pas que l'histoire soit impossible à proprement parler, mais quel enchaînement improbable d'évènements encore plus improbables ! Le singe doué des mêmes capacités mentales que son maître, qui utilise un rasoir [déjà pour les humains c'est parfois dur], et qui comme de par hasard, dans sa fuite, grimpe à une chaîne, fait pirouette galipette pour arriver dans une chambre à la fenêtre ouverte, zigouille deux personnes, essaye de planquer les corps, et part en refermant la fenêtre !
Franchement Monsieur Poe, arrêtez de prendre vos lecteurs pour des cons. Merci.

La lettre volée
Je préfère autant ce récit-là. Plus digeste, moins improbable. Même si on sent encore le Poe revenir à la charge avec ses airs supérieurs, ca passe mieux.
Je me demande quand même ce qu'il peut bien avoir contre les esprits rationnels.

Le scarabée d'or
Voilà une nouvelle intéressante ! On ne se prend dans la face ni les manières pédantes de Poe, ni sa propension au mysticisme.
Une histoire de chasse qu trésor tout à fait valable, avec une parenthèse cryptographique pas trop lourde.
Ca se tient et on aimerait que ca soit plus souvent le cas.

Le canard au ballon
Alors celle-là je la trouve superbement kitsch. Parce que cette nouvelle se veut être futuriste, mais sa vocation est contrariée par la vision du futur que l'auteur avait à son époque. Elle est autant kitsch que le seront StarWars ou StarTrek dans un siècle ou deux. Alors on peut rester indulgent sur cette nouvelle qui devait être passionante à l'époque où Poe l'a écrite.
C'est l'histoire, en deux mots, de la traversée de l'Atlantique en ballon en trois jours. C'est beau hein ? Quand on sait que maintenant il faut à peine 8h de vol sur un 747... Mais pour l'époque c'était un beau rêve.
Et je passe sur les improbables courants atmosphériques qui rendirent possible ce voyage (vous savez bien que si Lindberg fut le premier à traverser l'Atlantique en avion d'ouest en est, c'est parce que les vents sont dans ce sens).
Par contre le texte est passablement alourdi par le souci du détail inutile au possible de Poe. Il peut être parfois plus qu'assomant. C'est très dommage de se perdre ainsi dans des considérations techniques qui ennuient le lecteur et qui devaient avoir pour vocation de l'intéresser, ou du moins de justifier le fonctionnement d'un tel engin (le ballon).

Aventure sans pareille d'un certain Hans Pfaall
Là aussi Poe trempe dans une espèce de science-fiction absolument insondable. Le texte raconte comment un homme de Rotterdam fait le trajet de la Terre à la Lune avec un ballon. C'est-y pas mignon. En tout cas c'est plus que naïf.
Personnellement j'ai trouvé ce texte déplaisant, et pour plusieures raisons.
Je ne suis pas contre un genre de science-fiction un peu absurde, où le possible et le palpable sont remplacés par quelque chose de plus poétique, comme dans l'oeuvre de Bradbury. Mais quand Poe veut "faire vrai" et que ca sonne horriblement faux, c'est autre chose.
Dans cette nouvelle on voit encore une fois la fascination de Poe pour la science. Et on voit aussi qu'il s'avance sur des concepts auxquels il ne comprend rien.
Une citation qui m'a fait bondir. A un moment il parle d'un "gaz [étant] [...] partie constituante de l'azote qui a été si longtemps regardé comme irréductible". Et qui en plus serait plus léger que l'hydrogène. Hérétique ! Falsificateur ! Il a été plus que démontré que l'azote est un élément fondamental ! Même à cette époque ! Et quoi qu'il en soit, quand on ne sait rien et n'y comprend rien ON FERME SA GUEULE ! C'est quand même pas compliqué ! Oui j'enrage. Des envies de vomir sur sa tombe tiens.
Et ce n'est qu'un exemple. Le concept [courant à l'époque] d'éther est repris pour diverses justifications complètement bancales.
Pour faire bon poids, Poe nous assome de détails qui, outre le fait qu'ils soient proprement incompréhensibles pour un lecteur non-anglo-saxon (oui les pieds, milles et gallons je connais pas moi), sont absolument inutiles autant qu'ils sont au moins autant improbables (je parle des altitudes d'élévation, des trucs comme ca) qu'ils veulent faire "vrai".
Alors voilà. J'ai l'impression que pour faire du remplissage, Poe nous noie dans une obscurité insondable et dans un mysticisme pseudo-scientifique.
Inutile de vous dire que j'ai été plus que décu.
Sinon l'anecdote des habitants de la Lune aurait pu [et j'y tiens] être intéressante si elle avait été développée ! Non, là Poe nous laisse sur notre faim. La seule chose qui pouvait être un tant soit peu intéressante dans ce récit a été suggéré et totalement occulté !
(et ca aurait pu être très intéressant, même si peu crédible, à la manière des martiens décrits par Bradbury)
Monsieur Poe vous m'avez plus que décu. Je vous hais tiens.

Manuscrit trouvé dans une bouteille
C'est l'histoire d'un type qui se retrouve un peu malgré lui sur une espèce de vaisseau fantôme, on ne sait pas exactement.
Voilà un récit digne d'intérêt ! Quand Poe narre une histoire qui s'ancre dans une époque palpable (en l'occurence la sienne), ca ne sonne plus faux quand ca veut sonner vrai. Même si le thème relève du fantastique. Là le souci du détail n'est plus ce lourd fardeau indigeste dont il peut faire preuve parfois [et souvent même].
Là je dis oui, et même bravo tiens, je suis pas rancunier. Parce que en plus, pour une fois, la fin n'arrive pas comme un cheveu sur la soupe.

Une descente dans le Maelstrom
Même chose pour cette nouvelle. La vraisemblance et l'intérêt sont conservés car ils ne se veulent pas faussement futuristes et restent ancrés dans leur époque.

La vérité sur le cas de M.Valdemar
Premier texte qui traite du magnétisme. Alors là je me permets de vous mettre en garde. Rien à voir avec l'électromagnétisme. Maxwell c'est pour plus tard.
Non, là ce que Poe appelle magnétisme c'est en quelque sorte le fait d'imposer par sa volonté un état second à une personne, un état pas vraiment déterminé entre la vie et la mort.
Là encore une fois, Poe nous prive du meilleur, en prenant comme acquis et incontestable le concept de magnétisation et passant allègrement sur le modus operandi. Moi je suis un sceptique et très honnêtement son truc j'y crois pas une minute. Ca s'apparente à de l'hypnose ou quelque chose dans le style. Alors ce qu'il pourrait défendre de tout charlatanisme en prouvant par a+b la pertinence de ses propos, il le tient pour acquis. Il est comme ca Poe. Il aime pas a+b Poe. Et il vous emmerde, et moi avec, car honnêtement c'est du grand nawak.
Bref ca raconte une expérience de magnétisation sur un pauvre bonhomme à l'article de la mort. Non seulement cette nouvelle est macabre, en plus elle en devient écoeurante par les détails glauques que Poe nous assène comme ca, paf dans la figure. Berk.

Révélation magnétique
Là encore Poe nous raconte une expérience de magnétisme sur un autre pauvre type sur le point de caner. Faut croire qu'il aime ca le bougre.
Il joue néanmoins moins sur le registre du détail glauque, ce qui est pas mal en soi.
Par contre, il nous assomme d'une discussion métaphysique sur Dieu, l'âme, la matière dont on se serait bien passé, moi en tout cas.
Outre le fait qu'il s'appuie sur des concepts scientifiques ayant cours à l'époque mais totalement dépassés aujourd'hui, il s'avance là encore sur des considérations de "densité de la matière" absolument infâmes.
A mon grand regret toute l'intrigue ne repose que là-dessus, sur ce discours approximativement métaphysique que personnellement je trouve totalement hors de propos, et c'est dommage. On croirait que Poe veut, pour cacher le manque de substance de son texte, faire mourir d'ennui son lecteur histoire que ca passe plus facilement.
Car honnêtement, Monsieur Poe, vous n'êtes pas philosophe, ni théologien, alors faites ce que vous savez faire et lâchez-nous avec vos discours approximatifs et tout bonnement indigestes.

Les souvenirs de M.A.Bedloe
Encore du magnétisme. Monsieur Poe votre propension à cacher des détails inexplicables sous le voile d'une pratique pseudo-mystique comme on cache de la poussière sous un tapis est proprement à vomir. Passons.
A part ce détail, j'ai trouvé la nouvelle plutôt intéressante, malgré le fait que l'on soit privé d'une vraie fin.

Morella
Un conte ma foi fort sympatique. Pas d'erreurs grossières, de maladresses.
En plus la fin est pas mal.

Ligeia
Le conte dont Morella fut le brouillon. En gros c'est ca.
Et bah ca passe super bien. Cette histoire d'amour macabre (moi qui aime Noces Funèbres de Burton ca pouvait pas mieux tomber) se lit sans problème.
Evidemment Poe ne peut se défaire de sa manie du détail. Ca alourdit le récit, mais l'ensemble reste tout à fait correct.

Metzengerstein
Finalement Poe est meilleur conteur qu'autre chose.
Encore une nouvelle qui se lit bien. On n'est pas gêné par les manies habituelles de l'auteur, sûrement parce que l'action se situe dans une époque médiévale, et que donc sa propension au futurisme s'en trouve fortement confinée.
Le gros regret concernant ce texte est encore une fois sa fin abrupte. On aurait aimé en savoir plus, sur l'après-incendie, tout ca.


Résultat des courses : Je suis globalement décu par l'attitude navrante de Poe, aussi bien dans son orgueil que dans sa volonté de s'approprier des concepts dont il ne maîtrise ni tenants ni aboutissants. Dommage parce qu'il écrit plutôt bien.
Le bonnes surprises viennent des histoires qui le limitent par le thème dans cette volonté imbécile.
J'attends néanmoins d'avoir entre les mains le deuxième volume, qui contient les "plus grandes nouvelles" de Poe avec Le scarabée d'or, à savoir Ombre, Le puits et le pendule, La chute de la maison Usher.


La prochaine fois je vous parlerai soit de St Exupéry soit de Bukowski.

Publié dans Lettres

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Champ' 22/10/2009 10:01



Bin voilà, t'as mis le doigt dessus.


(Et puis zut, oui ça vole pas haut, mais que peut-on attendre d'un être humain qui se voit obligé de se farcir l'intégralité de ses heures de cours hebdomadaires (un peu moins de trente, pire
qu'en khâgne) en l'espace de trois jours, hein ?)
(Donc oui, là, je suis en week-end. Trop délire.)



Polo 21/10/2009 23:01


Je vois pas trop le rapport, si ce n'est avec Mangez-moi de Billy ze Kick (après... j'ai jamais fait de la cueillette)


Super-champi, le retour. Il revient, et il n'est pas content. (Il dit qu'il a plus de genou.) 21/10/2009 09:28



Acide, acide, comme tu y vas... Un peu aigri, tout au plus...


 


 


(Laule, hein, c'pour de rire.)


(Au passage, laule² pour un "super-champi" de commencer son commentaire par le mot "acide".) (C'est d'ailleurs bien la raison pour laquelle j'ai signé super-champi, au passage.) (Kinoko deshita,
usw...) (Quoique.) (Et sinon, la forme ?)



Polo 28/09/2009 10:45


Célya > Il faut aussi replacer cette critique dans le contexte. Je l'ai écrite à chaud, en venant juste de terminer la lecture.
Et puis, je suis un peu abrupt dans les commentaires, et dans le style, mais ce n'est pas à prendre au premier degré.

Pour ce qui est de la technologie, ce que je reproche c'est de faire du futuriste avec du vieux. En comparaison, Jules Verne a établi ses récits avec des concepts et technologies bien en avance sur
son époque, ce qui montre une inventivité que Poe n'a pas eue, manifestement.

Cela étant dit, j'ai lu le deuxième tome, les Nouvelles Histoires Extraordinaires, et c'est carrément mieux. Je te le conseille d'ailleurs.
J'ai beau être acide dans cette analyse, je n'en retire pas pour autant à Poe son titre de grand écrivain du XIXè. J'aime beaucoup son oeuvre, même si les oeuvres dans Histoires Extraordinaires ne
sont pas à mon goût... les NHE rehaussent la barre, et plus que je n'aurais imaginé.


Célya 27/09/2009 22:14


Bonjour, je vien de lire moi aussi le livre "histoires extraordinaires" d'Edgar Allan Poe.
Il y a certes quelques passgages inutiles qui m'ont beaucoup ennuyés, surtout que je n'est pas l'abitude de lire ce genre de choses, on m'y a forcé (devoir de français). je suis d'accrord sur
certains points, comme le sens du details trop poussée pour ce genre de lecture, mais dans un sens, si il ne decrivait pas en details certains faits, on ne pourrait pas faire le liens entre
certaines choses regarde; dans Ligeia il n'aurait pas decris la chambre du drogué dans les moindre details, on pourrait pas faire de raprochement entre le poème de Ligeia, la decoration de la
chambre et la maladie mysterieuse de lady Rowena... apres c'est peut etre trop exagéré parfois... Mais pour Double assasinats rue Morgue, on a pas d'indices ok, mais moi j'aime pas en avoir trop
non plus, je prefere ne pas comprendre que d'avoir tout les elements dès le debut, c'est comme Columbo, où ils nous donne le mobile, le lieu et le coupable dès les premieres minutes du film.Apres
les moyens utilisés pour voyagés comme dans aventure sans pareille d'un certain Hans Pfaal d'accors, faut le faire pour aller sur la lune en ballon... Mais Poe n'avait pas beaucoup de moyen
technologique, il faut dire que le premier homme qui a marcher sur la lune c'etait bien apres Poe non ? Et puis la c'etait dans l'extraodinaire, le fantastique, faut pas s'attendre a la technologie
d'aujourd'hui et a des moyens ordinaires ! ^^' J'avoue qu'apres c'est chiant quand il nous fait 3 pages sur l'analyse, mais ensuite tu comprends pourquoi, quand on voit le detective qui sait ce que
sont collegue pense juste en le regardant dans la rue, c'est quand même bizard non ? Apres certaines nouvelles m'on plu, d'autres non mais c'est nos gouts et on a pas a dire que c'est de la merde,
jrespecte celui qui a ecrits et les gouts de ceux qui lisent.